Lorsqu'on évoque le nom du Saint (surnommé ainsi à cause des initiales de son véritable patronyme, Simon Templar), on pense généralement à Roger Moore et à 
l'auréole qui apparaissait au-dessus de sa tête dans la série télé des années 60. Pourtant, le personnage existait déjà depuis plus de trente ans lorsque Moore commença à l'incarner, et avait connu plusieurs interprètes aux caractères bien différents. A l'origine, on trouve l'écrivain Leslie Charteris, aventurier eurasien à la vie tumultueuse, qui introduisit Simon Templar en 1928 dans le roman Meet the Tiger. Brigand au grand cœur, gouailleur et séducteur, il est présenté comme un "Robin des Bois moderne", mais évoque surtout notre Arsène Lupin hexagonal, détective cambrioleur créé vingt ans plus tôt par Maurice Leblanc. Fort du succès de son personnage, et bien qu'il ait pour lui la même condescendance que Conan Doyle pour Sherlock Holmes, Charteris lui écrit 36 aventures supplémentaires, déposant finalement la plume en 1963. De 1964 à 1983, 14 autres romans voient le jour, crédités au nom de Leslie Charteris mais écrits en réalité par d'autres mains que les siennes. Il meurt en 1993, à l'âge respectable de 85 ans.
Le Saint au cinéma
Une petite dizaine d'années après sa création, Simon Templar passe derrière l'écran. Produits par RKO, les huit films qui verront le jour de 1938 à 1943 appartiennent à la catégorie savoureusement désuète des séries B. A la même époque, les aventures du Saint connaissent également une adaptation radiophonique interprétée par rien moins que Vincent Price.
En 1938, le premier acteur à incarner le Saint est également le moins mémorable : Louis Hayward dans Le Saint à New York, une aventure faiblarde qui présentait l'avantage pour RKO d'avoir une intrigue située aux USA et non en Angleterre ! Simon y est présenté comme un meurtrier cynique et peu charismatique, qui se met en cheville avec la police pour dézinguer les mafieux new-yorkais. 
George SandersHeureusement, le successeur de Hayward arrive dès l'année suivante, et occupera le terrain avec classe durant cinq films : George Sanders le flegmatique jouera ainsi dans Le Saint à Londres (1939), Le Saint contre-attaque (1939), Simon Templar face au Saint (1940), Le Saint reprend du service (1940) et Le Saint à Palm Springs (1941), avant de partir jouer le rôle de Gay Lawrence, dit ‘le Faucon', un rôle sensiblement similaire. Il est alors remplacé par Hugh Sinclair, moustachu et guindé, le temps de deux films décevants appelés Le Saint prend des vacances (1941) et Le Saint face au Tigre (1943). Des trois acteurs, Sanders ressort sans peine comme le plus mémorable, et sera le seul à connaître une belle carrière au cours des années suivantes : espion chez Hitchcock (Correspondant 17), Lord dans Le portrait de Dorian Gray, fourbe dans Ivanhoé...
En 1953, la firme anglaise Hammer ne connaît pas encore le succès avec ses films d'épouvante, et produit un inattendu Le Saint défie Scotland Yard (The Saint's Girl's Friday, également appelé The Saint's return), dans lequel le fadasse Louis Hayward reprend "son" rôle quinze ans après Le Saint à New York. Le film ne fait pas sensation.
Interviewé au cours des années 40, Leslie Charteris s'était déclaré peu enthousiasmé par les productions RKO, qu'il jugeait trop éloignées de l'esprit de 
Jean Maraisson personnage. Il avait alors déclaré qu'une équipe française saisirait sans doute mieux l'essence de son œuvre... On ignore s'il regretta ses paroles en 1960, lorsque son souhait se matérialisa sous la forme d'un film de Jacques Nahum appelé Le Saint mène la danse ; Simon Templar y est incarné par Félix Marten dans une intrigue semi-comique cosignée par Albert Simonin, auteur des Tontons flingueurs. En 1966, profitant à la fois de la popularité du titre due à la série TV et de celle des Fantômas d'André Hunebelle, Christian-Jaque réalise Le Saint prend l'affût avec Jean Marais dans le rôle principal. Le film ne marque pas l'inconscient collectif, et ni lui ni Le Saint mène la danse ne sont disponibles en vidéo actuellement.
Il faut attendre 1997, trente ans plus tard, pour revoir une adaptation cinématographique du Saint. Le film en question est réalisé par Philip Noyce, fort du succès de Sliver et Danger immédiat, et propulse dans le rôle-titre un Val Kilmer auréolé (haha hum) du triomphe de Batman Forever. Le résultat est très loin des romans d'origine, proposant une genèse du personnage qui se concentre sur ses activités de cambrioleur et lui invente une grande histoire d'amour avec une blonde incarnée par Elizabeth Shue. Le film est divertissant et plutôt rafraîchissant avec son traitement old school, et permet à Kilmer de se déguiser moult fois (accentuant d'autant plus l'analogie avec Arsène Lupin), mais fait ultimement un bide qui ne permet pas la production de la moindre suite.
Le Saint à la télévision
A l'aube des années 60, le producteur Lew Grade cherche à faire du Saint une série télévisée, un format qui lui paraît adapté aux aventures feuilletonesques du personnage. Après avoir essuyé le refus de la vedette de Destination Danger Patrick McGoohan, il se tourne vers Roger Moore, qui vient de jouer dans la courte série Ivanhoé et dans une saison de Maverick. Moore accepte le rôle, et se l'approprie au point que Templar et lui deviennent progressivement indissociables 
Roger Mooredans l'esprit du public : son caractère malhonnête s'efface rapidement, au point qu'on se demande pourquoi la police le menace régulièrement d'arrestation, et son humour tout britannique balaie nonchalamment le sérieux des situations qu'il traverse. Dans la première saison de 1962, en noir et blanc, Moore s'adresse directement au spectateur dans le prégénérique, jusqu'à ce qu'un personnage vienne le voir en s'exclamant « Mais je vous reconnais, vous êtes Simon Templar ! » Une auréole apparaît alors au-dessus de sa tête, sautant ensuite dans le générique succinctement animé. A partir de la cinquième saison, en couleurs, Templar ne s'adressera plus au public qu'en voix off, mais le gimmick de l'auréole subsistera, tandis que le générique se fera plus nerveux et mieux conçu. La série se poursuit jusqu'en 1969, empêche Roger Moore d'accepter le rôle de James Bond (il se rattrapera à partir de 1973), mais lui permet de s'essayer à la réalisation : il passe derrière la caméra pour neuf épisodes. Les producteurs profitent également de la dernière saison pour expérimenter un nouveau concept : dans l'épisode The ex-king of diamonds, le britannique Templar fait équipe malgré lui avec un milliardaire américain, dans une intrigue située dans le Sud de la France... Il s'agit bien entendu d'un brouillon du pilote de la future série Amicalement vôtre, qui fera également appel à Roger Moore.

Ian OgilvyEn 1978, la BBC tente une reprise : Le retour du Saint, avec Ian Ogilvy. La série fait un flop, ne dure qu'une seule saison, et Ogilvy perd rapidement espoir de devenir le nouveau James Bond cinématographique, malgré les quelques rumeurs lancées sur le sujet. Dix ans s'écoulent à nouveau, et une nouvelle tentative pointe le nez en 1989 : six épisodes co-produits par la France et interprétés par Simon Dutton. L'acteur a le bon prénom, mais c'est loin d'être suffisant... Hop, direction l'oubli.
Tout espoir n'est pas perdu pour le Saint : une nouvelle série est actuellement en développement, coproduite par Geoffrey Moore et bénéficiant du soutien actif de son papa Roger. Le résultat devrait être visible en 2010.

Best of Collector #27 - Far Cry 3
Sorties d'album : semaine du 28 mai 2012
Zodiaque - Tome 3 - Le Choix du Gémeaux
Clip du jour : Burn it down de Linkin Park
Welcome to Hotel William Child Bird T.2
Sanctum T.2
Mélusine - Tome 20 - Envoûtement
Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
La critique du film De rouille et d'os
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Le Berceau des Esprits - T.3
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril





