7/10Gossip Girl - Saison 1, partie 1 - DVD

/ Critique - écrit par knackimax, le 15/01/2009
Notre verdict : 7/10 - Xoxo saucisse girl (Ecrivez votre critique)

Tags : dvd saison gossip girl eur integrale partie

Une bonne série si on aime les  teen movies dans une ambiance légèrement trash. Mis à part l'absence de bonus et la vente de la première saison en deux parties, le traitement technique est très bon permet d'apprécier à sa juste valeur l'excellente BO de la série.

Serena Van der Woodsen est une des personnes les plus importantes dans le petit monde de Gossip Girl. Ancienne reine de l'école qui représente la future élite de la nation version New York et centre du monde. La voilà qui refait son apparition à la gare après avoir laissé sa couronne à l'abandon plus de six mois avant. La nouvelle régente intérimaire et ancienne meilleure amie de Serena, Blair Waldorf, ne voit pas le retour de cette dernière du meilleur oeil. C'est dans ce contexte houleux que la guerre entre ces deux ex-alliées s'installe entre crise de pouvoir, jalousie d'amour veritable et tromperies décevantes : tout un programme. Heureusement pour ne pas en louper un miette et faire circuler le scoop de manière optimale la célèbre Gossip Girl tapie dans l'ombre, distille les informations par petites touches et MMS interposés. Rajoutez à ces intrigues deux habitants de Brooklyn fraichement débarqués dans ce poulailler de haute voltige et vous obtenez un grand moment de télé... ou pas.

Gossip Girl est une série américaine qui a débuté son histoire tourmentée en 2007 et se fait l'écho d'une rangée de livres à succès pour adolescents comprenant
douze tomes. Ceux-ci ont été écrits par Cecily von Ziegesar qui eut le mérite de côtoyer ce monde dans sa jeunesse et en est sortie vivante. Dans les deux cas, il s'agit de l'histoire difficile de la jeunesse adolescente d'une élite à la vie facile en plein cœur de Manhattan. Si tout n'est que réceptions et champagne pour les adultes qui leur servent plus de tuteurs que de parents, leurs rejetons partagent quant à eux le même goût du scandale à une échelle humaine inférieure, là où siègent les émotions les plus fourbes, les plus fortes et les plus ravageuses d'une vie déjà bien remplie pour leur jeune âge.

Si le concept de l'histoire ressemble quelque peu à Beverly Hills avec la famille Humphrey qui vient s'installer dans le cœur de ces enfants gâtés, venant remplacer dans les nôtre le bon souvenir des Walsh. Il va sans dire que la comparaison ne
peut pas aller beaucoup plus loin mis à part certaines coïncidences. Là ou il y avait la plage on observe la ville dans un ensemble un peu plus grand et de manière efficace, presque sociologique. Les chamailleries prennent un sens empirique bien moins teinté de bons sentiments que l'épopée hollywoodienne des Minnesota (bien qu'ici Dan et Jenny se fassent régulièrement appeler Brooklyn comme le veut la tradition américaine). De plus, à New York, l'école n'est vraiment pas le fer de lance du débat sauf quand il s'agit de la lutte des universités entre parents aisés et parents "fauchés". On parlera sur la côte ouest d'empire immobilier en chute libre et d'arnaque judiciaires pour faire un rappel au défunt père de Dylan McKay ou encore au père de Steve Sanders dans la bourgade du 90210.

Malgré ces thèmes communs à beaucoup d'autres éléments de la culture  médiatique américaine, on note un lifting complet de tout cet univers fantastique pour le remettre au goût du jour et en atténuer les aspects les plus péniblement
banals. Le Glam et le trash cohabitent ainsi dans cette série avec une facilité toute particulière et là où la plupart des régimes télévisuels adolescents finissent par proposer des blancs dans l'action ici la seule règle en rigueur est celle des Montmirail : « Que trépasse si je faiblis ». L'équilibre est donc chahuté en permanence dans chacun des épisodes pour le bonheur exquis du spectateur amusé qui se retrouve paumé à chaque point de vue de chaque coin de rue ne sachant comment faire pour prendre le bus 415 en direction du centre ville. L'image reste lisse et bien proportionnée dans tous ces rapports peu communs pour nous autres et il en ressort un diverstissement qui dépasse ce que l'on aurait pu supposer de cette vague histoire d'ados. On se met même à aimer le traitement et les intrigues grâce à des personnages particulièrement agréables à contempler dans leur évolution, un casting qu'on note au passage étonnant et talenteux.

L'édition de cette première édition DVD est plutôt bien réussie même si on regrette amèrement ce choix de nous offrir neuf épisodes sur trois DVDs pour nous faire acheter cette saison 1 en deux fois. C'est d'autant plus dommage qu'aucun vrai bonus n'est vraiment proposé si ce n'est quelques maigres scènes coupées ou
étendues d'un intérêt douteux. L'image quant à elle est particulièrement bonne et on se délecte donc de ce monde d'idoles dorés avec un plaisir renouvelé. Certes, il reste encore quelques imperfections par rapport à un premier visionnage sur télé HD mais rien de bien inquiétant ou d'handicapant ni même de très visible. On retrouve donc avec plaisir les premiers épisodes de cette série pas si banale que cela dans des menus ingénieux édités aux couleurs de la ligne éditoriale de Gossip Girl. Le traitement de la bande son nous fait remonter également une excellente ambiance musicale à côté de laquelle on avait pu passer à la télé. En effet le premier morceau que l'on entend est le célébre Young Folks de Peter, Bjorn & John que l'on trouve aussi dans le très bon
Californication. La coïncidence astrale nous fait alors sourire et nous fait penser que décidément Gossip Girl est une série bien pensée qui reflète parfaitement bien ce qu'elle veut démontrer. La belle réalisation et le traitement de cette édition sont donc en parfaite harmonie et représentent le meilleur moyen de vous mettre à ce nouveau phénomène, si vous ne venez de vous en prendre à la deuxième saison sans connaître le début compliqué de tous ces personnages.