6.5/10Heroes - Saison 2

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 09/12/2007
Notre verdict : 6.5/10 - Héros déchus ? (Ecrivez votre critique)

Tags : saison heroes episode peter hiro adam series

S’il y a une série inégale dans les productions américaines actuelles (à part Lost), c’est bien Heroes. Cette deuxième saison en est le parfait exemple.

Attention : cette critique peut contenir quelques éléments de « spoiler » sur la saison 1 et 2 d'Heroes, sans pour autant dévoiler la fin de cette dernière.


"Yat... terre" © NBC Universal
S'il y a une série inégale dans les productions américaines actuelles (à part Lost), c'est bien Heroes. Si l'événement télévisuel de la saison 2006/2007 a largement rempli les poches de Tim Kring (son créateur) et de ses collaborateurs (les scénaristes, producteurs, NBC...), il a aussi ravi des millions de téléspectateurs sur l'ensemble du globe. Des téléspectateurs, qui même s'ils ne sont pas tous fans des super héros et « freaks » issus des comics, ont été passionnés par ces « gens normaux qui se découvrent des pouvoirs extraordinaires ». Malgré une fin de première saison largement en dessous des attentes que l'on pouvait porter en elle, le succès nous a logiquement apporté une deuxième saison qui, pour cause de grèves des scénaristes, n'est composée que de 11 épisodes.

Ridicule ?


"Kamihamiha ?" © NBC Universal
Après un combat (foireux ?) contre Sylar en fin de saison dernière, tous les persos sont dispatchés un peu partout. Dès le premier épisode et pour les trois épisodes qui suivent, Heroes saison 2 part dans tous les sens. Développant aléatoirement les histoires, s'étendant dans les scènes anecdotiques inutiles et introduisant sans cesse de nouveaux personnages dotés d'habilités fantastiques : West, un « flying man-lover boy » insignifiant (aux yeux qui menacent constamment de sortir de leur orbite) ; Monica Dawson, la « copycat » plutôt stupide ; Maya (le plus gros gag de la saison), l'immigrée mexicaine aux méchants yeux noirs qui tuent quand elle est pas contente ( !). Il faut bien le dire : avec ces premiers épisodes, on croit que la série est définitivement tombée dans le ridicule et dans l'absence d'intérêt (les histoires de lycée de Claire Bennet, ses mensonges pathétiques ; toutes les virées de Maya et de son frère). De plus, comment ne pas douter face à des effets spéciaux parfois totalement ratés (la scène de romance envolée avec Claire Benett, qui rejoint facilement les pires moment de n'importe quel Superman ; le voyage en Ukraine de Noah Bennet avec un gros tableau en tâche de fond...), face à une mièvrerie grandissante (encore la romance de Claire...) et face à des protagonistes qui affirment un peu plus à chaque épisode leur futilité et leur caractère de remplissage (toute la famille Sanders).

Espoir ?


"Mais où est donc
Uma Thurman ?" © NBC UniversalHeureusement, à partir du cinquième épisode, centré sur le père de Parkman (et ses fabuleuses capacités), la série redonne de l'espoir. Entre rêve et réalité, une partie de cet épisode (le meilleur de la saison ?) révèle de belles surprises et une tension jubilatoire. L'épisode 5 voit aussi l'apparition d'Elle, la « femme électrique » (Kristen Bell, sortie de Veronica Mars, qui met bien deux épisodes avant d'arriver à donner à son personnage un peu de pesanteur). Dès lors, les mystères autour de la Compagnie (comment ne pas trop s'embêter à trouver un nom d'entreprise...), du virus « shanti » et des liens qui unissent tous les héros mènent les débats. Certaines histoires et certains persos sortent du lot, notamment Peter, Adam (le charismatique et sympathique David Anders, échappé d'Alias), Matt et Hiro (malgré ses « yata ! » devenus largement risibles). Les scénaristes se plaisent à jouer avec les barrières spatio-temporelles, la pression d'un ennemi récurrent, les mensonges, les manipulations et les retournements. Mais on s'ennuie toujours autant lors des scènes inutiles (comme le voyage interminable d'Hiro au Japon du XVe siècle). En outre, la répétition de bouts de scènes d'un ou des épisodes précédents, non pas dans le résumé initial de l'épisode, mais bien à l'intérieur de l'épisode, est un procédé assez énervant.

Finalement, entre bons points et mauvais points, la saison 2 d'Heroes s'achève sans saveur, comme la première. Une chose est désormais sûre et certaine : Tim Kring et ses collègues sont juste bons pour créer quelques bonnes séquences mais sont totalement incapables de donner une réelle consistance à leur programme sur un épisode entier. Dans quelques années, on dira sans problème que la série avait fait beaucoup de bruit... pour rien.

A noter que la saison 2 a été diffusée en VOD par TF1.


Heroes – Saison 2
Épisode 1 : Four Months Later
Épisode 2 : Lizards
Épisode 3 : Kindred
Épisode 4 : The Kindness of Strangers
Épisode 5 : Fight or Flight
Épisode 6 : The Line
Épisode 7 : Out of Time
Épisode 8 : Four Months Ago
Épisode 9 : Cautionary Tales
Épisode 10 : Truth & Consequences
Épisode 11 : Powerless