3/10Section de recherches

/ Critique - écrit par Luz, le 20/04/2011
Notre verdict : 3/10 - Perdu de recherche (Ecrivez votre critique)

Tags : section recherches saison series news saisons xavier

Je n'suis pas un agitateur, pas un provocateur, ni un animal, my name is Luc Irrandonea. Je n'suis pas un agitateur, pas un provocateur, ni une bête à poil, my name is Luc Irrandonea...

Section de recherches, ça aurait pu être un savant mélange entre l’émission Avis de recherche, et le groupe de rap Sexion d’assault : Patrick Sabatier interviewant ses invités en verlan, capuche sur la tête, et Nike (ta mère ?) aux pieds.


DR.
Mais non, Section de recherches n’est qu’une fiction policière affreusement française réalisée par des vieux routards du domaine (Navarro, Les Cordier juge et flic, RIS Police scientifique, Le Juge est une femme), à l’américaine. Très mauvais. Et encore je suis gentille, parce que je verrais bien quelques "très" en plus.
Et pourtant, depuis sa première diffusion en 2006, la série garantit une audience record à TF1 : 6 millions de téléspectateurs à chaque épisode ! Son secret ?


DR.
Un casting détonnant, osé : Bernard Montiel sort de Vidéo Gag pour rejoindre en quatrième saison une série dont la seule blague est le jeu de ses acteurs. Xavier Deluc se la joue à la David Caruso, en même temps ça ne dépayse pas les spectateurs de la chaîne... Jean-Pascal de la Starac ne déroge pas à la règle, mais je ne l’accablerais pas au vue de ses progrès exceptionnels (vous savez c’est comme en cours, quand on passe de la page blanche à 0.5 pour avoir mis la date) depuis « C’est sûr je n’ai pas la langue dans ma poche, c’est plus pratique pour rouler des galoches (…) Je suis un animal, my name is Jean-Pascal ».

Une intrigue à mourir d’ennui, mais avec de terribles effets de surprise, et des dénouements à faire pleurer un catcheur professionnel. C’est qu’il s’en passe des choses quand on est gendarme sur Bordeaux. Sorte de version franchouillarde de New York unité spéciale, Section de recherches troque l'ambiance nocturne et les enquêtes sordides contre l'odeur du vin rouge et les visites chez Madame la Comtesse. Et les guest stars ne s'appellent pas Sharon Stone, Jeremy Irons ou Isabelle Huppert, mais Didier Gustin, Yves Rénier ou Claire Maurier. Faites votre choix.