3/10Terminator: The Sarah Connor Chronicles - Saison 1

/ Critique - écrit par riffhifi, le 30/07/2008
Notre verdict : 3/10 - C’est pas encore terminé ?!… (Ecrivez votre critique)

Tags : sarah connor terminator john chronicles saison cameron

Sarah et John Connor reviennent sur le petit écran, en attendant le cinématographique Terminator Salvation avec Christian Bale. Et si on laissait tomber, tout simplement ?

Terminator, celui de 1984, est un classique de la SF, une série B nerveuse et inventive qui employait à merveille la stature d'Arnold Schwarzenegger en lui offrant un rôle de cyborg sans pitié. Mais la réplique « I'll be back » résonna dans les oreilles des producteurs, et James Cameron remit le couvert en 1991 pour une suite idiote, accumulant paradoxes temporels et bons sentiments dégoulinants sur une trame strictement identique à celle du premier film ; malgré tout, Terminator 2 fit date pour ses effets spéciaux révolutionnaires et son T-1000 protéiforme (Robert Patrick). En 2003, contre toute attente, Schwarzie accepte de jouer une nouvelle fois les robots dans Terminator 3 : le soulèvement des machines ; le film est sympa mais ne dépasse pas le niveau de la grosse blague, et n'apporte rien à ses prédécesseurs.

Sarah & Son, les voyageurs du temps
Sarah & Son, les voyageurs du temps
Arrivé en 2007, le producteur Mario Kassar possède toujours les droits de la série, et semble bizarrement convaincu qu'il reste du jus à en tirer. Pourtant, l'essence des deux premiers films était étroitement liée à un trio gagnant : James Cameron au scénario et à la réalisation, sa compagne de l'époque Linda Hamilton dans le rôle de Sarah Connor, et surtout Arnold Schwarzenegger en Terminator. Un trio désormais dissous, laissant en plan une saga qui avait déjà tiré la plupart de ses cartouches thématiques dans le premier film. Examinons pourtant les deux projets de Kassar : d'une part un film prévu pour 2009, situé dans la continuité de Terminator 3 et présentant Christian Bale dans le rôle de John Connor ; d'autre part une série télé située dans la continuité de Terminator 2, et considérant que les évènements de Terminator 3 n'auront jamais lieu. Les deux projets sont donc narrativement incompatibles, et aucun des deux ne paraît vraiment utile. Autant le dire tout net, un Terminator sans Schwarzie, c'est un peu comme Le gendarme de Saint-Tropez sans de Funès.

The Sarah Connor Chronicles, comme son titre l'indique, met en scène Sarah Connor (Lena Headey, vue dans Les frères Grimm), qui trimballe son rejeton John Connor (Thomas Dekker) à travers l'Amérique en lui apprenant à éviter les Terminator qui peuvent être lancés à sa poursuite. Chronologie oblige, nous sommes en 1999 (John a 16 ans) et tradition oblige, le gamin va rencontrer un Arnold Schwarzenegger
Arnold Schwarzenegger
gentil Terminator chargé de sa protection. Celui-ci se présente sous la forme d'une petite nana toute frêle (Summer Glau) qu'il surnomme rapidement Cameron (eh les gars, vous saisissez l'hommage ?). Tout ce petit monde se téléporte bien vite en 2007 pour éviter les anachronismes de décor, et s'emploie à gigoter pour empêcher la société Skynet de construire des robots. Rien de bien nouveau sous le soleil.

Une fois remis des chocs cités précédemment (Terminator 3 est ignoré, le casting ne ressemble à aucun des précédents, Schwarzenegger est remplacé par une fillette), il faut se rendre à l'évidence : la série est tout simplement nulle. Malgré la brièveté de sa première saison (9 épisodes), elle échoue à développer la moindre intrigue originale, renonce à donner de l'épaisseur aux personnages, évite au maximum les scènes d'action (trop cher !) qui constituent pourtant la base du concept de Terminator, et s'enlise dans un concept de cyborgs évolutifs : désormais, un Terminator fait de la danse classique, des blagues, il va à l'école et se marie. Les seules choses qu'il « termine » à présent sont : un bol de céréales, la vaisselle, se raser, remplir sa déclaration d'impôts... Pendant ce temps, le spectateur s'ennuie, et se demande essentiellement si Summer Glau à poil ressemble à une vraie fille ou à un toaster d'1m60. Mais ce suspense ne suffira pas à justifier le visionnage de la deuxième saison.

Saluons tout de même le joli travail de promotion, à base de visuels splendides (voir la galerie d'images) qui survendent allègrement le contenu anémique de la série.


#1 - Pilot
#2 - Gnothi Seauton
#3 - The Turk
#4 - Heavy metal
#5 - Queen's gambit
#6 - Dungeons & Dragons
#7 - The demon hand
#8 - Vick's chip
#9 - What he beheld