9/10The Good Wife : vraiment bonne !

/ Critique - écrit par Guillaume, le 02/02/2011
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Tags : good wife saison alicia series episode will

Tandis que The Good Wife sera diffusée pour la première fois demain, le 3 février 2011, sur M6 à 20h45, les USA sont en pleine seconde saison. Le show, mêlant intrigues politiques, sentiments et histoire de barreau, n'en finit pas d'être captivant. Vous savez quoi faire demain soir...

The Good Wife : vraiment bonne !
The Good Wife, c'est elle, Alicia Florrick.Tout commence par le scandale. Celui d'un homme politique qui fait dans l'adultère et la corruption supposée. Nous sommes aux Etats-Unis, l'affaire est retentissante et se termine en prison. Alicia Florrick (Julianna Margulies que l'on a jadis connue dans un rôle plus déjanté dans Urgences), la femme trompée, assume difficilement les faits de son mari, mais souhaite pouvoir pardonner. Elle décide cependant de prendre son indépendance, en retournant à ses premières amours : le métier d'avocat.

The Good Wife est ainsi l'itinéraire d'une femme bafouée, qui se rend compte qu'elle peut et doit vivre pour elle-même. Utilisant dans un premier temps le travail comme remède à l'ambiance déprimante - et comme nécessaire moyen de subsistance -, elle y prend très rapidement goût, faisant ses preuves en tant qu'avocate junior chez Lockhart Gardner.

The Good Wife : vraiment bonne !
Peter Florrick, policien véreux ?
La série est exemplaire dans ses démonstrations, elle dépeint la grande brutalité des mondes de la politique et de la justice. Dans le premier, tous les coups sont permis, tant qu'on peut parvenir à ses fins. Et dans le second, tous les coups sont aussi permis ! Il ne sera pas rare de tomber sur les limites du système judiciaire : ces moments où le prévenu, même non coupable, préfère négocier une petite peine, ne sachant pas s'il réussira à convaincre la Cour, ou bien encore ces instants où un coupable parvient à s'en sortir en semant le doute. Le système semble être loin d'être parfait, et les avocats le savent bien. L'enjeu pour eux n'est plus d'apprendre la vérité, mais de trouver toutes les pièces qui peuvent disculper leurs clients, quant bien même rien ne sera au final prouvé.
Des façons d'influencer les jurés (poser des questions pernicieuses, objectées, mais néanmoins entendues), jusqu'a celles de récupérer des informations... même en avançant dans la série, on continue à être régulièrement stupéfait.

The Good Wife : vraiment bonne !
Le casting de la saison 1.
Au delà de ces enjeux de Cour, on apprécie aussi le fil rouge en lien direct avec Alicia et son mari Peter (Chris Noth), qui transparaît de temps à autres pendant une affaire, ou bien encore la relation réfrénée entre la good wife et son boss, Will Gardner.

La réalisation est aussi à la mesure des intrigues : bien léchée et adéquate. Les comédiens y sont à l'aise comme des poissons dans l'eau, chacun parvenant à insuffler une personnalité à  leur personnage. Will Gardner (Josh Charles), avocat aux dents longues - mais pas toujours -, Diane Lockhart (Christine Baranski), avocate féministe, Cary Agos (Matt Czuchry), avocat junior qui en veut, Kalinda Sharma (Archie Panjabi), rapporteuse de preuve aux méthodes souvent répréhensibles, Eli Gold (Alan Cumming) en chef de campagne ; tous, sans exception, permettent de faire entrer le spectateur dans ce petit monde très fermé.

The Good Wife : vraiment bonne !
Eli Gold, Alan Cumming à son meilleur niveau.
The Good Wife
est une série exemplaire, loin du brouhaha habituel qui se compose de scènes d'actions en continu et de plans tressautants. Ici on est posé, on analyse tranquillement et on profite du privilège de pouvoir enfin voir, certes sous l'angle de la fiction, un univers complètement nouveau, ou tout du moins rarement traité avec autant d'élégance et de véracité.