8/10Smallville - Saison 8

/ Critique - écrit par riffhifi, le 24/05/2009
Notre verdict : 8/10 - Clark et la flèche (Ecrivez votre critique)

Tags : clark saison episode smallville chloe davis tess

Une huitième saison qui avait des airs de grand final... Mais en fait, non. Clark est pourtant quasiment devenu le Superman que tout le monde attendait, et la série risque de ne plus retrouver l'énergie qu'elle déploie ici.

Après une septième saison qui semblait acheminer Smallville vers sa conclusion logique, et les départs cumulés de Michael Rosenbaum et des producteurs Alfred Gough et Miles Millar, on s'attendait à ce que la huitième saison signe la fin de la "jeunesse" de Clark Kent, et le voit enfin s'envoler vers les cieux dans les froufrous d'une grande cape rouge. L'annonce de l'arrivée de Doomsday, connu pour être le Superman et Green Arrow dans les années 70 (dessin de Curt Swan)
Superman et Green Arrow dans les
années 70 (dessin de Curt Swan)
meurtrier de Superman dans la bd, ne faisait que confirmer cette hypothèse. Pourtant, si les intrigues tournent énormément autour de cette fin supposée, il semble bien qu'une neuvième année se profile pour 2009-2010. En attendant, on savoure le bon cru que constitue cette saison 8 plus en forme que la précédente.

Exit Brainiac et Lex Luthor, leurs interprètes James Marsters et Michael Rosenbaum ayant quitté le navire, mais leur ombre continue de planer sur la série grâce à de pendables astuces scénaristiques. Afin de compenser la perte de leur présence physique, deux nouveaux bad guys font leur entrée. Au rayon humain, Miss Tess Mercer (clin d'œil à la Miss Tessmacher des films de Richard Donner), sortie d'un chapeau et destinée à être essentiellement la nemesis de Green Arrow (Oliver Queen devient un personnage régulier dans cette saison), reprend les rênes de LuthorCorp. Au rayon surnaturel, Davis Bloome est un secouriste qui révèle bien vite une nature cachée monstrueuse ; inutile de dire que cette version tourmentée de Doomsday avait tout pour inquiéter les fans, qui craignaient un max de violons et un happy end sirupeux là où ils espéraient un bon gros monstre meurtrier sans scrupules. Le résultat est certes surprenant, et n'évite pas toujours les écueils précités, mais fonctionne plutôt bien et ajoute même une dimension inattendue à l'histoire de
Clark.

Autour de l'intrigue Doomsday, la mythologie supermanienne finit de se construire à grande allure : Clark est reporter au Daily Planet, flirte outrageusement avec Loïs, troque progressivement la chemise de bûcheron pour le costume trois-pièces, et commence à masquer son goût pour les couleurs primaires à mesure qu'il prend conscience de la nécessité de se bâtir deux identités distinctes. Sa relation avec Green Arrow ressemble plus que jamais au lien Superman-Batman des comics, et les scénaristes se font un plaisir de convier à la fête plusieurs personnages déjà vus (Aquaman, Kara, J'onn J'onz désormais privé de pouvoirs) et plusieurs autres attendus par les geeks (Toyman, Zatanna, la Légion des Super-Héros...). La frontière qui sépare Smallville d'une série simplement consacrée à Superman se fait de plus en plus mince, et le nom du héros est lui-même sur le point d'être prononcé à plusieurs reprises.

Forte de son assurance, cette saison assure joyeusement un spectacle enlevé, dans la lignée de la réjouissante saison 6. Le ton global est plus sombre (un des
premiers épisodes joue même la carte de l'horreur "à la Saw", toutes proportions gardées), et la réalisation profite à la fois de l'expérience des vétérans (Jeannot Szwarc) et de celle de certains acteurs (Tom Welling, qui passe régulièrement derrière la caméra depuis la saison 5, mais aussi Allison Mack). On supportera donc une baisse de régime à mi-parcours (les épisodes 12 à 16 environ), ainsi que les quelques manies propres à Smallville (les séquences musicales pleurnichardes) pour apprécier les velléités de plus en plus "comic book" d'une série qui a le mérite de ne plus se prendre au sérieux depuis longtemps. Mais maintenant, il est grand temps de faire décoller le Monsieur et de lui enfiler de gré ou de force un vrai costume pour faire comme les petits camarades qui l'entourent. Et pourquoi pas un long métrage plutôt qu'une saison 9 ? Après tout, ça ne peut pas être pire qu'une suite de
Superman returns...


#1 - Odyssey
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#9 - Abyss
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#11 - Legion
#12 - Bulletproof
#13 - Power
#14 - Requiem
#15 - Infamous
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#17 - Hex
#18 - Eternal
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