7/10Smallville - Saison 7

/ Critique - écrit par riffhifi, le 12/06/2008
Notre verdict : 7/10 - La blonde contre-attaque (Ecrivez votre critique)

Tags : clark episode saison smallville lex kara episodes

Arrivée de Supergirl, retour de plusieurs personnages importants, la saison 7 trouve un bon équilibre entre le développement de la trame principale et le saupoudrage à coups d'épisodes annexes. De plus en plus fun.

Cette critique ne contient pas de spoiler majeur, mais les amateurs de surprises pourront préférer en éviter la lecture.

Le dernier épisode de la saison 6 bastonnait sévèrement en termes de suspense : Lana Lang explosait, Lex était arrêté, Chloé mourait en sauvant Lois, et Clark se découvrait un double maléfique (que les fans se sont empressés de reconnaître comme étant Bizarro). On ne dévoilera pas la façon dont la saison 7 rebondit sur ces événements, mais on se permettra de remarquer que l'intrigue concernant Bizarro ne ressemble que d'assez loin à celles auxquelles la bande dessinée avait habitué le lecteur.


"Sur Krypton, les gens me
trouvaient moche. Alors je
suis venue sur Terre."
Côté casting, on perd Martha Kent, dont la présence maternelle était le dernier élément empêchant Clark de passer à l'âge adulte ; et Lionel Luthor voit ses apparitions se raréfier, pour laisser logiquement plus de place son fils. Pour compenser ces pertes familiales, Clark se découvre une cousine, la Kryptonienne Kara (Laura Vandervoort), que les bédéphiles connaissent sous le nom de Supergirl. D'abord difficile à apprivoiser (le Martian Manhunter ne l'aime pas, et affirme que son père Zor-El est un pourri), elle se fait pardonner en dévoilant un bon fond sous ses airs de chipie intergalactique, et en exhibant un corps de rêve comme on n'en trouve que sur Krypton. Racolage ? Certainement : Kara n'aime se promener qu'en maillot de bain, en décolleté plongeant ou en tenue de sport moulante et ultra-courte. Décidément, Clark Kent sait s'entourer. On lui découvrira d'ailleurs dans cette saison une sexualité... explosive... N'en disons pas plus !

Une saison de Smallville ne serait pas réussie sans ses guests : cette fois, on croise Helen Slater (la Supergirl de 1984) dans le rôle de Lara-El, Dean Cain (le Superman de Lois et Clark) en vilain savant fou et Marc McClure (le Jimmy Olsen des années 80) en Kryptonien. Anecdotique mais sympathique. Plusieurs personnages des saisons précédentes font également un retour le temps d'un épisode, et Brainiac (James Marsters) reprend une place de choix dans la série.


"C'est MON rôle !" "Nan, c'est le mien !"
Malgré l'effacement progressif de Lionel, la maison Luthor reste un lieu privilégié de complote et de fourberie ; plusieurs intrigues font leur apparition dans cette saison, et on se surprend à penser que Smallville est devenu l'équivalent du X-files de la grande époque : des intrigues pleines de mystères abracadabrants, racontées par des gens qui n'en sont pas dupes mais s'en amusent. Sur le plan formel aussi, la série s'assume, avec sa cool attitude qui confine à la parodie. Musique pop-rock ultra-tendance, scènes d'action échevelées... Les personnages sont tous jeunes et très beaux : même le nouvel éditeur en chef du Daily Planet, loin d'être un vieux briscard de soixante berges, est un morveux qu'on peine à croire déjà sorti de son école de journalisme. Il fournit néanmoins à la saison une de ses meilleures histoires.

Cette nouvelle année offre plus d'épisodes indépendants que les quelques saisons précédentes, notamment une histoire de "film dans le film" à l'épisode 5, qui ne sert clairement à rien d'autre qu'à caser quelques sympathiques clins d'œil. Un épisode entier est centré sur Jimmy Olsen, et vers la fin de la saison, on déguste également une uchronie qui permet de découvrir Lex Luthor en mini-George W. Bush. Fanatisme politique et religieux sont d'ailleurs au cœur de la fin de saison, qui se défend plutôt bien malgré son sérieux trop appuyé.

La saison 7 se présente clairement comme l'avant-dernière. La plupart
"Si je ne joue pas dans la
saison 8, je vous bute tous."
des axes narratifs ont été poussés dans leurs derniers retranchements. Les auteurs finissent par faire tourner au running gag le fait que Lex Luthor, tel un mari cocu, soit le dernier en ville à ignorer que Clark est un extraterrestre. Clark, alors que tout le monde autour de lui semble avoir intégré les concepts de super-héroïsme et d'identité secrète, s'obstine à ne pas accepter son destin, et reste un plouc en T-shirt qui n'utilise ses pouvoirs qu'en cas d'extrême nécessité. On espère donc que la huitième saison sera bien la dernière, ou du moins que le héros y fera son coming-out officiel en vue d'une nouvelle série...

Au programme de l'année prochaine (annoncée sans Lex Luthor, à l'exception de quelques apparitions) : l'arrivée de Doomsday, le monstre surpuissant qui a tué Superman dans la bande dessinée ! Une conséquence logique de la dimension christique développée à la fin de cette saison...


#1 - Bizarro / L'épreuve
#2 - Kara / Première rencontre
#3 - Fierce / La princesse de glace
#4 - Cure / Este perpetua
#5 - Action / Le cristal
#6 - Lara / Warrior Angel
#7 - Wrath / La ruse d'Isis
#8 - Blue / L'anneau de la victoire
#9 - Gemini / Gemini
#10 - Persona / Contrat rempli
#11 - Siren / Le cri
#12 - Fracture / Réminiscences
#13 - Hero / Volte-face
#14 - Traveler / La prophétie
#15 - Veritas / Veritas
#16 - Descent / Les clefs du pouvoir
#17 - Sleeper / La colère des dieux
#18 - Apocalypse / Le monde sans Clark
#19 - Quest / L'arbre de St-Kilda
#20 - Arctic / Par-delà le Bien et le Mal