8.5/10Veronica Mars - Saison 2

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 07/10/2006
Notre verdict : 8.5/10 - Mars contre-attack (Ecrivez votre critique)

Tags : veronica mars saison episode logan casablancas wallace

Veronica Mars avait été une des révélations de l'année 2004/2005. Diffusée sur UPN, la série avait su conquérir de nombreux fans et s'allouer les faveurs des critiques grâce à ses scénarios subtiles, sa trame trépidante et au charme de son actrice principale. La deuxième saison est celle de la confirmation puisque Veronica Mars corrige certains défauts de ses débuts et s'affirme par son intelligence et son intrigue addictive comme l'une des meilleures séries actuelles, voire la meilleure série pour adolescents jamais créée.

Notre chère détective en herbe entame sa dernière année dans le lycée de Neptune où la fracture sociale est de plus en plus marquante entre la communauté des super fortunés et la population courante. L'enquête de l'an passé s'étant conclue, Veronica s'est trouvée un job de serveuse et farfouille moins dans le bureau de son père. Mais un terrible événement va relancer son goût pour l'investigation et l'amener à rechercher des informations dans des sphères plus compliquées et éloignées que la dernière fois. Dans le même temps, Logan, toujours attiré par les ennuis, s'en est trouvé avec la bande de motards. L'intrigue est lancée et ne se conclura que dans l'ultime épisode.

Comme pour la première saison, Veronica Mars, c'est avant tout un personnage. Kristin Bell illumine la série et joue à la perfection cette lycéenne à l'intelligence surdéveloppée qui use de ses charmes et de ses talents de manipulatrice pour obtenir ce qu'elle désire. Adulte, cynique et réfléchie, Veronica contraste clairement avec les adolescentes de son âge et des autres séries. Et comme le créateur de la série n'avait pas envie de s'arrêter là, les autres personnages ont été également particulièrement réfléchis et réussis, Keith Mars en tête. En effet, le père de Veronica est la figure indispensable à la série, encore plus doué que sa fille dans les investigations et le seul à cerner les secrets qu'elle cache si bien aux autres. De cette relation proche et ambiguë, pleine de mystère et d'admiration réciproque, s'est créée un des meilleurs tandems de la télévision. Dans cette saison, Logan prend plus d'importance, Wallace montre combien sa présence est vitale à l'équilibre de la série et le transparent Duncan s'évapore bien vite. Bref, tout est au mieux, d'autant plus que d'importants seconds rôles ont rejoint ce petit groupe, Charisma Carpenter (Cordelia de Buffy contre les vampires) en tête.

Si les personnages sont bons, cela veut dire que les scénarios le sont autant. On retrouve toujours cette longue intrigue, où Veronica recueille des indices et des pistes le long des épisodes, entrecoupée d'enquêtes qu'elle effectue pour aider ses camarades. Tout est parfaitement travaillé mais la première saison s'avérait meilleure à ce niveau dans le sens où la grande affaire est trop grosse et tentaculaire pour vraiment séduire au final. L'héroïne explore de nombreux chemins mais au final, la conclusion est loin d'être aussi bluffante que pour la première affaire et elle oublie quelques éléments en route. Dommage, mais le dernier épisode réserve bien des surprises sur d'autres niveaux et c'est tout ce qui fait le charme de la série.

Même si l'intrigue principale est un cran au-dessous, le reste est deux crans au-dessus comparé à la première saison. Les enquêtes sont mieux ficelées et le rythme y est bien meilleur. Finis ou presque les flashbacks incessants qui flinguaient un épisode ou les histoires d'amour qui n'apportaient rien. Cette fois-ci, Veronica reste dans le présent et se prend beaucoup moins la tête question prétendants. La série est plus directe, y va à fond dans les scènes marquantes et c'est tant mieux.

Que dire de plus si ce n'est que Veronica Mars est une des meilleures séries du moment ? Jamais un programme destiné aux adolescents n'a été si intelligent et prenant. Tout au long des 22 épisodes, ce n'est que du bon entre une Kristin Bell magique et des retournements de situations qui scotchent le téléspectateur sur le canapé. Vivement la saison 3.