Biographie de Brad Turner
Vous ne connaissez pas son visage, mais vous avez vu ses épisodes : 24 heures chrono, Stargate, Prison Break, Homeland. Brad Turner est de ces artisans canadiens qui font tourner la télévision américaine.
Né un 22 juin à Bayfield, petit port de l’Ontario, Brad Turner appartient à cette école de réalisateurs canadiens dont l’Amérique consomme les services sans toujours retenir les noms. Son tableau de chasse parle pour lui : plus de deux cents épisodes et une douzaine de longs métrages et téléfilms depuis ses débuts en 1979.
Les années 1990 l’installent dans les studios de Vancouver et Toronto, sur les séries de genre qui s’y fabriquent à la chaîne : La Femme Nikita, Au-delà du réel : l’aventure continue, Andromeda, puis la franchise Stargate SG-1 et Stargate Atlantis, dont il réalise des épisodes sur la plupart des saisons. L’homme est réputé rapide, précis, à l’aise avec l’action comme avec les effets.
La consécration vient avec 24 heures chrono : à partir de 2004, il en devient l’un des deux réalisateurs principaux aux côtés de Jon Cassar, les deux hommes se relayant épisode après épisode pour tenir l’horloge de la série en temps réel. Quarante-six épisodes et des galons de producteur plus tard, il partage l’Emmy Award de la meilleure série dramatique décerné à 24 en 2006.
Entre deux saisons, la minisérie Human Cargo (CBC), sur le système d’asile canadien, lui vaut ses distinctions les plus personnelles : un prix Gemini, deux prix de la Directors Guild of Canada et un prestigieux Peabody Award en 2005. La suite le voit passer par Prison Break, Battlestar Galactica, Hawaii 5-0 ou Homeland.
Sa filmographie dessine en creux un portrait de la télévision nord-américaine des trente dernières années : quand une série a besoin d’un épisode rendu à l’heure, tendu et propre, on appelle Brad Turner. Et il rend l’épisode à l’heure.
Photo : Canadian Film Centre, Los Angeles, 2018 (CC BY 2.0).





