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Séries & TV Dossier

Les meilleures séries de tous les temps : le top 50 de nos archives

345 saisons notées depuis 2001, deux notes parfaites en vingt-trois ans, et un sommet que personne n’aurait deviné…

Le rayon séries de Krinein, ce sont 345 saisons notées depuis 2001. C’est peu, et ça se comprend : une série se chronique saison par saison (oui, enfin, pas toujours...), ce qui multiplie le travail par le nombre d’années, et la rubrique a surtout tourné entre 2005 et 2012.

Deux saisons seulement ont décroché un 5 sur 5, huit autres un 4,75. Les quarante places restantes se sont jouées à l’intérieur d’un peloton de quarante-trois saisons toutes notées 4,50 : autant dire que la note n’a quasiment rien départagé et que ce sont les textes qui ont fait le classement.

Comment c’est calculé

Moyenne, sur 5, de toutes les critiques publiées sur une même saison. Au-delà de la dixième place, quarante-trois saisons sont à égalité à 4,50 : passent devant celles qui ont plusieurs critiques, puis celles dont le texte lâche un mot définitif (culte, chef-d’œuvre, indispensable, bijou), puis les plus anciennes. Périmètre : les séries de fiction, hors émissions, téléfilms et magazines.

Le top 50

  • Panique au village5,00/5 · 2009
    Un cheval, un Indien et un cowboy en figurines de plastique, animés image par image par deux grands enfants belges. Si vous n’avez jamais vu une vache écouter de la musique au casque, il est temps.
  • Melrose Place nouvelle génération5,00/5 · 2011
    Ils étaient beaux, jeunes et riches ; les nouveaux le sont aussi. C’est mieux que mieux, c’est pire que pire, c’est exactement du Melrose Place, et notre critique s’en amuse sans une once de mauvaise foi.
  • Six pieds sous terre, saison 14,75/5 · 2005
    Une famille d’entrepreneurs de pompes funèbres, et une série qui, de la mise en scène au scénario, ne ressemble à aucune autre. Pas un peu mieux : un autre monde, une autre classe.
  • Arrested development, saison 24,75/5 · 2006
    Culte, et notre critique estime que le mot suffit. Une sitcom hors norme dont la deuxième saison frôle la perfection, et sans doute ce qui s’est fait de mieux en comédie télévisée.
  • Dexter, saison 24,75/5 · 2007
    Douze épisodes d’un thriller psychologique devenu meilleur que la saison précédente. La grève des scénaristes pouvait bien durer mille ans, on avait déjà eu notre content.
  • Dexter, saison 44,75/5 · 2010
    Dexter est père de famille et découvre qu’il est difficile de rester tueur en série sur son temps libre. Surtout que la concurrence est sévère : peut-être la meilleure saison de la série.
  • The Killing, saison 14,75/5 · 2011
    Une lycéenne retrouvée morte, et une série qui prend le temps de suivre la famille autant que l’enquête. L’une des meilleures du genre policier des cinq dernières années.
  • Boss, saison 14,75/5 · 2012
    Le maire de Chicago tient tout, l’emploi, l’économie, la santé, et a tout sacrifié pour ça, jusqu’à sa famille. Casting brillant, réalisation impeccable, et une histoire franchement troublante.
  • Homeland4,75/5 · 2012
    Adaptée d’une série israélienne, transposée avec brio : un marine libéré après huit ans de captivité, et une analyste de la CIA persuadée qu’il a retourné sa veste. Écriture rodée, casting de rêve.
  • Shrinking4,75/5 · 2026
    Harrison Ford thérapeute à Pasadena, avec un Parkinson qu’il cache et une fille qu’il a négligée. Sans doute le rôle le plus drôle de sa carrière, à plus de quatre-vingts ans.
  • Noob, saison 14,50/5 · 2009
    Un guerrier niveau 10 de la guilde la plus nulle du serveur, une mère qui lui coupe le jeu à 20 h, et un passé de niveau 100 qu’il compte bien retrouver. La websérie qui a fait le MMORPG français.
  • En analyse, saison 14,50/5 · 2009
    Un psy, un patient, un fauteuil, cinquante minutes. Pas de voyeurisme, un vrai sujet d’étude, et une tension dramatique qui monte semaine après semaine.
  • The Good Wife, saison 14,50/5 · 2011
    The Good Wife, c’est elle, Alicia Florrick. Le mari homme politique tombe pour adultère et corruption, et l’épouse au foyer reprend le droit là où elle l’avait laissé quinze ans plus tôt.
  • Le Prisonnier, saison 14,50/5 · 2004
    « Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre. » Un ancien agent enlevé et enfermé dans un village dont on ne sort pas. Le qui, le où et le pourquoi importent peu : c’est l’idée qui compte.
  • Mariés deux enfants4,50/5 · 2004
    La première série vraiment méchante, anticonformiste et antipuritaine, à une époque où les sitcoms étaient gentilles. Elle a ouvert la voie aux Simpson et à Malcolm.
  • Spin City, saison 64,50/5 · 2004
    Une équipe chargée de maintenir le maire de New York dans les sondages, sauf que le maire enchaîne les gaffes et réagit comme un enfant de huit ans. Un bijou de drôlerie et de timing.
  • Friends, saison 104,50/5 · 2004
    La dernière année, celle où il faut conclure dix ans d’amitié sans trahir personne. Culte, et méritant de l’être, ce qui n’est pas donné à toutes les séries qui le sont devenues.
  • Harsh Realm : Le royaume, saison 14,50/5 · 2005
    Un lieutenant envoyé tuer un général dans un programme militaire de réalité virtuelle dont personne ne ressort. Un véritable chef-d’œuvre de science-fiction, sabordé après trois épisodes diffusés.
  • Mr. Bean4,50/5 · 2005
    Gamin, idiot, méchant, gaffeur, radin, égoïste, jaloux et mesquin : une véritable abomination de la nature, sauvée par une ingéniosité évidente. Un petit bijou burlesque.
  • Dexter, saison 14,50/5 · 2006
    Un expert en analyse de sang de la police de Miami qui tue des tueurs sur son temps libre. Glaçante et jouissive, et Michael C. Hall y suinte l’Emmy Award à chaque plan.
  • The Office US, saison 14,50/5 · 2008
    Vous détestez votre chef ? Cette série existe pour vous prouver que vous avez de la chance. Tous les ingrédients d’une série culte, dialogues inoubliables compris.
  • Flander’s Company, saison 14,50/5 · 2009
    Une agence de placement pour super-vilains, un humour geek complètement assumé, et des répliques déjà cultes avant la fin de la saison. Le meilleur de ce que Nolife a produit.
  • Flander’s Company, saison 24,50/5 · 2009
    La suite de la saga des Guardians, au cordeau, avec de nouvelles répliques cultes à chaque épisode. Mean business is good business.
  • Le Visiteur du futur4,50/5 · 2010
    Un type débraillé surgit de nulle part pour empêcher un autre type de jeter une canette, parce que ce geste insignifiant déclenchera la fin du monde. Frais, barré, indispensable.
  • L’Hôpital et ses fantômes, saison 14,50/5 · 2011
    Le grand hôpital de Copenhague, bâti sur d’anciens marais, se fissure, et les portes du Royaume se rouvrent. Une des séries cultes des années 90, signée Lars Von Trier.
  • Bref.4,50/5 · 2012
    Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt, et entre les deux il se passe des trucs. Le succès inattendu de Canal+, ramassé en pastilles de deux minutes.
  • The Handmaid’s Tale4,50/5 · 2026
    On avait prévenu notre critique : six saisons de calvaire, une femme martyrisée en boucle. Il s’y est mis parce que le monde dehors ressemblait trop à Gilead, et il en ressort convaincu d’avoir vu l’une des grandes séries de la décennie.
  • Urgences, saison 14,50/5 · 2001
    Le quotidien des urgences hospitalières imaginé par Michael Crichton, rythmé par les ambulances qui n’arrêtent jamais. La série qui a appris à la télévision à courir dans les couloirs.
  • Friends, saison 14,50/5 · 2001
    Six amis new-yorkais, leurs amours et leurs déceptions. Rien d’exceptionnel sur le papier, et pourtant : Ross le paléontologue malchanceux, Rachel en fuite de son propre mariage, et tout le reste.
  • X-Files : Aux frontières du réel, saison 64,50/5 · 2001
    La peur était sortie des séries télé depuis vingt ans quand un ancien producteur de Disney a décidé de la ramener. Sept saisons passées au crible, en hommage assumé.
  • Twin Peaks / Mystères à Twin Peaks, saison 14,50/5 · 2002
    Qui a tué Laura Palmer ? Lynch pose la question et passe son temps à ne pas y répondre, entre café noir, nain qui parle à l’envers et rideaux rouges.
  • Columbo : 1ère époque4,50/5 · 2002
    Un imperméable, une vieille Peugeot, une femme qu’on ne voit jamais, et un lieutenant qui connaît le coupable dès la première scène. Toute la série tient dans la manière de le coincer.
  • Boston Public, saison 14,50/5 · 2003
    On avait fait le tour du lycée vu par les élèves ; il restait à le filmer du côté de la salle des profs. Personne n’avait voulu prendre cet angle avant.
  • Malcolm, saison 34,50/5 · 2003
    Dans la grande lignée des familles complètement déjantées et anti-puritaines de la Fox, entre Les Simpson et Mariés deux enfants. Quatre saisons plus tard, on en redemandait.
  • The Lone Gunmen : Au coeur du complot, saison 14,50/5 · 2005
    Le spin-off d’X-Files consacré aux trois hackeurs complotistes du journal du même nom. Treize épisodes, une seule saison, et un pilote qui a très mal vieilli pour de très mauvaises raisons.
  • Arrested development, saison 34,50/5 · 2005
    La chaîne Fox est la reine des séries décalées, mais celle-ci ne ressemble à aucune autre : le ton, le sujet, le rythme, la réalisation, tout y est différent. Au début, on ne comprend rien.
  • Les Experts, saison 54,50/5 · 2005
    Le double épisode final réalisé par Quentin Tarantino, où l’un des enquêteurs est enterré vivant. La série la plus regardée des États-Unis s’offre le plus grand fan du genre.
  • The Office, saison 14,50/5 · 2005
    Une entreprise de papier en plan social, filmée en faux documentaire, et un patron charismatique persuadé d’être aimé. L’original anglais, deux saisons, douze épisodes, pas un de trop.
  • Keen Eddie, saison 14,50/5 · 2006
    Un flic new-yorkais suffisant et méprisant l’autorité, muté à Londres. Elle aurait pu être la meilleure série de tous les temps, écrit notre critique, si seulement elle avait duré.
  • 24, saison 54,50/5 · 2006
    Démarrage radical, déroulement pied au plancher, final en feu d’artifice. À la place de Jack Bauer on demanderait une mutation, mais pour le spectateur c’est un régal.
  • Masters of Horror : Saison 1 (Episode 7 : Vote ou crève)4,50/5 · 2006
    Une anthologie où chaque épisode est confié à un réalisateur d’horreur, des vétérans aux nouveaux venus. Takashi Miike y côtoie Joe Dante, avec ce que ça implique d’irrégularité.
  • Carnivàle : La caravane de l’étrange, saison 14,50/5 · 2006
    Entre Les Raisins de la colère et Twin Peaks, une caravane de forains dans l’Amérique de la crise de 1929. Notre critique promet la foudre divine à qui ne l’a pas vue.
  • Californication, saison 14,50/5 · 2007
    Un écrivain en panne, beaucoup de sexe, une vie de famille en morceaux et la Californie. Un cocktail improbable sur le papier, délicieux à l’arrivée.
  • Les Oubliées4,50/5 · 2008
    Un thriller français hypnotique et lancinant, annoncé sept mois à l’avance et attendu comme rarement. On n’a pas d’autre choix que d’y succomber.
  • Ma sorcière bien-aimée, saison 34,50/5 · 2008
    Le petit nez qui remue, un mari au physique très particulier, et une sorcière qui essaie de vivre en banlieue américaine. Toutes les séries de sorcières d’après lui doivent quelque chose.
  • Community, saison 14,50/5 · 2011
    Un avocat radié du barreau retourne à la fac et se retrouve dans un groupe d’étude d’espagnol composé exclusivement de cinglés. Mille délires plus absurdes les uns que les autres.
  • Misfits, saison 24,50/5 · 2011
    Des jeunes en travaux d’intérêt général frappés par un orage qui leur donne des pouvoirs dont ils n’ont rien à faire. La saison 2 revient pour le meilleur et surtout pour le pire.
  • Breaking Bad, saison 44,50/5 · 2011
    Après un cliffhanger insoutenable, la série revient sous une pression plus forte que jamais, avec un distributeur qui ne supporte plus Jesse. L’une des plus primées des États-Unis.
  • This is England ’864,50/5 · 2011
    Trois ans après le film, Shane Meadows prolonge ses personnages en quatre épisodes. 1986, Coupe du monde au Mexique, et une Angleterre où rien n’a changé : récession, chômage, familles éclatées.
  • The Good Wife, saison 24,50/5 · 2012
    On reprend exactement là où le coup de fil s’était arrêté. Des affaires qui font écho à l’actualité réelle, et un triangle amoureux qui s’égrène tranquillement.

Ce que ce classement dit de nous

Les deux seules notes parfaites du rayon vont à une série belge d’animation en figurines de plastique et à un reboot de Melrose Place. Ce n’est pas une erreur de tri : c’est ce qui arrive quand un fonds est fait de critiques écrites à chaud, une par une, sans jamais que personne ne repasse derrière pour harmoniser. On aurait pu lisser, on a préféré laisser.

Ensuite le classement redevient très reconnaissable : Six Feet Under, Dexter trois fois, Twin Peaks, Le Prisonnier, X-Files, Breaking Bad, Homeland. Et une place notable pour la websérie française, avec Noob, Flander’s Company et Le Visiteur du futur, que peu de rédactions prenaient au sérieux à l’époque.

Un mot sur la coupure, parce qu’elle est cruelle ici plus qu’ailleurs. Trois saisons notées exactement 4,50 restent à la porte du classement, faute de place : Kaboul Kitchen, la saison 4 de Dr Quinn et la première saison de Black Mirror. Elles ont la même note que la cinquantième. Le départage tient à ce que leurs critiques n’emploient aucun mot définitif, ce qui est une règle honnête mais qui ne prétend pas être un jugement.

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